Injection de PRP (plasma riche en plaquettes) à Casablanca
Le PRP, ou plasma riche en plaquettes, est préparé à partir de votre propre sang puis injecté dans un tendon ou une articulation abîmés. Au cabinet du Dr Amal Zerrak à Casablanca, il est proposé selon l'examen et l'indication posée par le médecin, surtout pour des tendinopathies qui durent ou certaines arthroses du genou, avec un guidage par échographie.
- Durée : Environ 30 à 45 minutes avec la prise de sang et la préparation
- Anesthésie : Anesthésie locale de la peau possible selon la zone
- Reprise des activités : Repos relatif quelques jours, puis reprise progressive
- Nombre de séances : Une à trois séances espacées de quelques semaines, selon l'indication
Qu'est-ce que le PRP ?
PRP signifie plasma riche en plaquettes. Il est préparé à partir de votre propre sang. Les plaquettes sont de petites cellules du sang qui participent à la coagulation. Elles libèrent aussi des facteurs de croissance, des substances qui interviennent naturellement dans la réparation des tissus.
Le principe est simple : on prélève un peu de sang, on le place dans une centrifugeuse pour concentrer les plaquettes, puis on injecte ce plasma concentré dans la zone abîmée. Comme le produit vient de vous, le risque d'allergie est très faible.
Pour quelles douleurs le PRP peut-il être proposé ?
Le PRP est surtout proposé pour des problèmes qui durent depuis plusieurs mois, selon l'examen et l'indication posée par le médecin :
- tendinopathies chroniques : épicondylite (« tennis elbow »), tendon rotulien, tendon d'Achille, certains tendons de l'épaule ou de la hanche ;
- fasciite plantaire qui persiste malgré les semelles et les étirements ;
- arthrose du genou débutante à modérée, chez certains patients ;
- certaines lésions musculaires ou ligamentaires, au cas par cas.
Il faut être clair : les études sont encourageantes dans certaines indications, mais les résultats restent variables selon les patients, la zone traitée et la méthode de préparation. Le PRP n'est pas un traitement miracle et il ne fait pas repousser un cartilage détruit. L'indication est donc discutée avec vous, après avoir évalué les autres options.
Le rôle de l'échographie
Avant de proposer un PRP, le Dr Amal Zerrak réalise une échographie musculo-squelettique au cabinet. Elle permet de confirmer le diagnostic, de voir l'état du tendon (épaississement, fissure, calcification) et d'écarter une autre cause de douleur. Pendant le geste, l'échographie guide l'aiguille pour déposer le PRP dans la zone lésée.
Déroulement d'une séance au cabinet
La séance commence par une prise de sang au pli du coude, comme pour une analyse. Le tube est ensuite centrifugé quelques minutes. Pendant ce temps, la peau de la zone à traiter est désinfectée. L'injection est faite sous échographie, avec du matériel stérile. Selon la zone, une anesthésie locale de la peau peut être réalisée. Selon l'indication, une à trois séances espacées de quelques semaines peuvent être proposées.
Avant la séance
- Évitez les anti-inflammatoires (ibuprofène, diclofénac, kétoprofène…) quelques jours avant et après l'injection, selon les consignes du médecin, car ils peuvent gêner l'action des plaquettes. Le paracétamol reste en général possible.
- Signalez tout traitement anticoagulant ou antiagrégant.
- Mangez normalement et buvez de l'eau avant la prise de sang.
Contre-indications et effets indésirables
Le PRP n'est pas proposé en cas d'infection locale ou générale, de baisse importante des plaquettes ou d'autre maladie du sang, de cancer en cours de traitement, ni pendant la grossesse. Une infiltration de corticoïdes récente dans la même zone peut aussi faire différer le geste.
Les effets indésirables sont le plus souvent locaux :
- douleur, gonflement ou raideur pendant deux à trois jours, parfois un peu plus : c'est fréquent ;
- petit bleu au point de prise de sang ou d'injection ;
- infection, rare. Une fièvre, ou une zone rouge, chaude et de plus en plus douloureuse, impose de consulter en urgence (15 ou 141).
Après l'injection : ce qu'il faut savoir
- Le PRP agit lentement. L'amélioration, quand elle survient, se fait en général sur plusieurs semaines.
- Un repos relatif est conseillé quelques jours, puis une reprise progressive des activités. Le sport intense est repris plus tard, selon l'avis du médecin.
- Pour un tendon, un programme d'exercices adaptés, souvent avec un kinésithérapeute, fait partie du traitement.
- Un contrôle est prévu pour juger de l'évolution et décider de la suite.
Comment se déroule la prise en charge au cabinet
- Bilan et échographie – Le médecin confirme le diagnostic par l'examen et l'échographie, puis discute avec vous de l'intérêt du PRP par rapport aux autres options.
- Prise de sang – Un petit volume de sang est prélevé au bras, dans un tube spécial adapté à la préparation du PRP.
- Centrifugation – Le tube est centrifugé quelques minutes pour séparer et concentrer le plasma riche en plaquettes.
- Injection échoguidée – Après désinfection, le PRP est injecté dans la zone lésée en suivant l'aiguille sur l'écran.
- Suivi – Vous recevez des consignes de repos et d'exercices. Un contrôle permet d'évaluer l'évolution sur plusieurs semaines.
Questions fréquentes
Le PRP est-il efficace ?
Les résultats sont encourageants dans certaines tendinopathies chroniques et certaines arthroses du genou peu évoluées, mais ils varient d'un patient à l'autre. Aucun résultat ne peut être garanti. C'est pourquoi l'indication est posée après un examen complet et une échographie.
Quelle est la différence entre le PRP et une infiltration de cortisone ?
La cortisone est un anti-inflammatoire puissant : elle agit vite, mais son effet est souvent temporaire et sa répétition est limitée. Le PRP vient de votre sang et vise à soutenir la réparation du tissu : il agit plus lentement, sur plusieurs semaines. Le choix dépend de la lésion et de son ancienneté.
L'injection de PRP est-elle douloureuse ?
La piqûre est en général bien tolérée, une anesthésie locale de la peau pouvant être faite selon la zone. Une douleur et un gonflement sont fréquents pendant deux à trois jours après le geste. Le paracétamol et la glace aident à les soulager.
Puis-je prendre des anti-inflammatoires après le PRP ?
Il est conseillé de les éviter quelques jours avant et après l'injection, car ils peuvent réduire l'action des plaquettes. Le médecin vous précise la durée. En cas de douleur, le paracétamol est en général possible.
Combien de séances de PRP faut-il ?
Cela dépend de la zone et de la lésion. Une seule séance peut suffire dans certains cas ; dans d'autres, deux ou trois séances espacées de quelques semaines sont proposées. La décision se prend lors du contrôle, selon l'évolution.