Dr Amal Zerrak – Rhumatologie, échographie musculo-articulaire, médecine manuelle & ostéopathie – Casablanca

Accueil › Soins

Épicondylite (tennis elbow) : douleur à l'extérieur du coude

L'épicondylite, ou tennis elbow, donne une douleur à l'extérieur du coude quand on serre, porte ou tourne un objet. Elle est due à une souffrance des tendons qui s'attachent sur l'épicondyle. Au cabinet du Dr Amal Zerrak à Casablanca, l'échographie confirme le diagnostic et aide à choisir un traitement adapté, du plus simple aux gestes échoguidés.

Prendre rendez-vous en ligne

  • Symptômes principaux : Douleur externe du coude en serrant, portant ou tournant, baisse de force de la main
  • Examens : Examen clinique et échographie du tendon au cabinet
  • Traitements possibles : Adaptation des gestes, exercices du tendon, bracelet, médecine manuelle, infiltration ou PRP échoguidé
  • Évolution : Amélioration en général en quelques mois, parfois jusqu'à un an

Qu'est-ce que l'épicondylite ?

L'épicondylite latérale, souvent appelée « tennis elbow » ou « coude du tennisman », est une souffrance des tendons qui s'attachent sur la petite bosse osseuse située sur la face externe du coude : l'épicondyle. Ces tendons servent à relever le poignet et les doigts et à serrer la main. On parle aujourd'hui plutôt de tendinopathie que de tendinite, car il s'agit surtout d'une usure du tendon liée à une surcharge répétée, plus que d'une véritable inflammation.

Malgré son nom, la plupart des personnes atteintes ne jouent pas au tennis. Elle survient surtout entre 35 et 55 ans, chez des personnes qui répètent des gestes de préhension ou de torsion du poignet : travaux manuels, bricolage, port de sacs lourds, ménage, usage intensif de la souris, coiffure, couture. Son équivalent sur la face interne du coude, l'épitrochléite (« golfer's elbow »), est moins fréquent.

Symptômes

  • douleur sur le côté externe du coude, qui peut descendre vers l'avant-bras ;
  • douleur réveillée en serrant un objet, en soulevant une bouteille, une casserole ou un sac, en tournant une clé ou en serrant la main de quelqu'un ;
  • baisse de la force de la main, impression de lâcher les objets ;
  • point très sensible quand on appuie sur l'épicondyle.

Le coude bouge normalement et ne gonfle pas, ce qui aide à la distinguer d'une atteinte de l'articulation elle-même.

Diagnostic : le rôle de l'échographie

Le diagnostic est d'abord clinique : le médecin recherche une douleur à la pression de l'épicondyle et lorsqu'il demande de relever le poignet ou le majeur contre résistance. Il examine aussi la nuque et l'avant-bras, car une névralgie venant du cou ou la compression d'un nerf peut donner des douleurs proches.

L'échographie musculo-squelettique, réalisée au cabinet, permet de voir directement le tendon : épaississement, zones abîmées, petites fissures, calcifications, ou augmentation des vaisseaux au Doppler. Elle aide à évaluer la sévérité, à éliminer d'autres causes et, si un geste est envisagé, à le guider avec précision. Une radiographie est rarement nécessaire.

Prise en charge au cabinet

Dans la majorité des cas, l'épicondylite s'améliore avec un traitement simple, mais la cicatrisation du tendon demande du temps : souvent plusieurs mois, parfois jusqu'à un an. Le traitement est adapté selon l'examen et l'indication posée par le médecin :

  • Adapter les gestes plutôt qu'immobiliser complètement le bras : réduire les gestes douloureux, porter les charges paume vers le haut, faire des pauses.
  • Exercices de rééducation du tendon (exercices excentriques et renforcement progressif) : c'est la base du traitement à moyen terme. Ils peuvent être appris avec un kinésithérapeute.
  • Bracelet anti-épicondylite porté sur l'avant-bras pendant les efforts, glace, et anti-inflammatoires en gel sur une courte durée.
  • Médecine manuelle du coude, du poignet et de la région cervicale, lorsqu'une composante mécanique associée est retrouvée.
  • Infiltration échoguidée de corticoïdes : elle peut calmer une douleur très gênante à court terme, mais les études montrent davantage de rechutes à moyen terme. Elle est donc utilisée avec prudence et en nombre limité.
  • PRP (plasma riche en plaquettes) échoguidé : il peut être discuté dans les formes qui persistent depuis plusieurs mois malgré une rééducation bien conduite. Son effet est progressif, sur plusieurs semaines.

Précautions et effets indésirables des gestes

Comme tout geste avec une aiguille, l'infiltration et le PRP peuvent entraîner une douleur passagère au point d'injection pendant quelques jours, un petit hématome et, rarement, une infection. Après une infiltration de corticoïdes, une décoloration ou un amincissement de la peau à l'endroit de l'injection sont possibles, ainsi qu'une hausse passagère du sucre chez les personnes diabétiques. Ces gestes ne sont pas réalisés en cas d'infection de la peau ou de fièvre, et un traitement anticoagulant doit être signalé avant. Après un PRP, les anti-inflammatoires sont en général évités quelques jours, selon les consignes du médecin.

Une douleur du coude après une chute avec gonflement ou impossibilité de plier le bras, ou un coude rouge et chaud avec de la fièvre, doivent faire consulter rapidement, voire appeler les urgences (15 / 141).

Conseils au quotidien

  • Changez la façon de saisir les objets : à deux mains, paume vers le haut, avec des charges plus légères.
  • Choisissez des outils avec un manche plus épais, qui demandent moins de force de serrage.
  • Sur ordinateur, gardez le poignet dans l'axe et l'avant-bras appuyé sur le bureau.
  • Reprenez le sport ou les travaux de force progressivement, une fois la douleur calmée.
  • Continuez vos exercices régulièrement, même quand la douleur diminue, pour limiter les récidives.

Comment se déroule la prise en charge au cabinet

  1. Consultation et examen du coude – Le médecin recherche les gestes qui déclenchent la douleur et examine aussi le cou et l'avant-bras.
  2. Échographie au cabinet – L'échographie montre l'état du tendon et écarte d'autres causes de douleur.
  3. Traitement de première intention – Conseils d'adaptation des gestes, programme d'exercices, bracelet et, si indiqué, médecine manuelle.
  4. Geste échoguidé si nécessaire – En cas de douleur persistante, une infiltration ou un PRP sous échographie peut être discuté, avec ses bénéfices et ses risques.
  5. Suivi – Une consultation de contrôle permet d'adapter les exercices et d'organiser la reprise des efforts.

Questions fréquentes

Combien de temps dure une épicondylite ?

La durée varie beaucoup. Beaucoup de patients s'améliorent en quelques mois avec des mesures simples, mais il faut parfois attendre jusqu'à un an. Adapter ses gestes et faire régulièrement les exercices aident le tendon à cicatriser.

Faut-il arrêter complètement d'utiliser son bras ?

Non. L'immobilisation complète n'est pas conseillée. Il faut surtout réduire les gestes qui font mal et les remplacer par des gestes moins contraignants, tout en gardant le bras actif et en suivant le programme d'exercices.

L'infiltration de cortisone est-elle une bonne solution ?

Elle peut soulager rapidement une douleur intense, mais son effet est souvent temporaire et les rechutes sont plus fréquentes à moyen terme. Elle n'est donc pas proposée systématiquement et reste limitée en nombre, selon l'examen et l'indication posée par le médecin.

Le PRP est-il indiqué pour le tennis elbow ?

Le PRP peut être une option dans les épicondylites qui durent depuis plusieurs mois malgré une rééducation bien suivie. Son effet est progressif et variable selon les patients. L'indication est discutée après l'examen et l'échographie.

Le bracelet pour le coude est-il utile ?

Le bracelet porté sur l'avant-bras, juste sous le coude, peut diminuer la tension sur le tendon pendant les efforts. Il soulage certains patients, mais il ne remplace pas les exercices. Il se porte pendant les activités, pas en permanence.

Voir aussi

Contact et accès

Angle du boulevard 2 Mars et de l'avenue Meknès, Harmonia Business Center, immeuble A, 1er étage, appartement n° 4. – Casablanca

Téléphone : 05 20 58 52 53

GSM / WhatsApp : 06 64 51 58 18

E-mail : contact@dramalzerrak.ma

Lun - Ven: 09h00 - 17h00
Samedi: 09h00 - 13h00
Dimanche: Fermé

Prendre rendez-vous en ligne · Itinéraire Google Maps